Affaire cytotec: les gynécologues s'expriment

Informations sur l'usage du cytotec® (misoprostol) en obstétrique et sur l'accouchement déclenché en général
mamancyto
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Affaire cytotec: les gynécologues s'expriment

Message par mamancyto » 28 mars 2013, 22:11

Sur le dosage et les risques :

Philippe Deruelle, secrétaire adjoint du CNGOF, sur magicmaman:
25 microgrammes sont nécessaires pour déclencher le travail, il est donc important d’être très vigilant sur ce dosage même si c'est majoritairement le cas aujourd'hui.
Ben voyons, Poissy déclenche à 50µg (renouvelable plusieurs fois) :evil:

Pr. Vayssières, du CHU de Toulouse, dans medscape (8 mars 2013)
L'impression de dangerosité peut venir du fait que l'on a utilisé des doses trop fortes, mais à la dose de 25 microgrammes, les effets secondaires du Cytotec® sont au plus les mêmes que ceux de la molécule de référence. De même, on a tendance à oublier que lorsque l'on déclenche l'accouchement, c'est qu'il existe une pathologie sous-jacente, le bébé ne va pas bien sinon on laisse faire la nature. On est confronté à des bébés plus fragiles, à des mères qui présentent peut-être des pathologies. Quand on déclenche, c'est pour des raisons médicales. Il arrive que les foetus aient des retards de croissance, des anomalies de rythme en cours de travail, mais ce n'est pas lié à la molécule[/color]. On découvre aujourd'hui qu'il existe des morts in utero que l'on ne peut pas éviter.
"L'impression de dangerosité": Les victimes apprécieront !
"On a utilisé des doses trop fortes": Ah bon ? Les femmes ont servi de cobayes ? Et ça continue, puisque certains n'abandonneront pour rien au monde leur précieux dosage à 50µg, tellement plus "efficace".
"lorsque l'on déclenche l'accouchement, c'est qu'il existe une pathologie " 21,7 % de femmes à terme présentant une pathologie, ça fait un peu beaucoup, surtout si on les additionne aux 10% césarisées d'office (avant travail). C'est fou ce que les femmes françaises sont mal fichues !
"Il arrive que les foetus aient des retards de croissance, des anomalies de rythme en cours de travail, mais ce n'est pas lié à la molécule"

Sur ce point, voyons ce que disait le CNGOF dans son billet d'humeur du 28 février 2013 en réaction à la mise en garde de l'ANSM:
Cette « mise en garde » enfonce des portes ouvertes : quel est le médicament qui, provoquant des contractions utérines dans le but de déclencher un accouchement n'augmente pas les risques de « rupture utérine, d’hémorragies ou d’anomalies du rythme cardiaque foetal » ?

mamancyto
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Choix "libre et éclairé" ...

Message par mamancyto » 29 mars 2013, 22:28

Allez, on continue:

Dans une tribune du Monde intitulée "la non-affaire du cytotec", les plus fervents défenseurs de ce médicament prétendent:
La périnatalité n'est plus une médecine paternaliste, les risques sont expliqués et les femmes enceintes sont impliquées et solidaires des décisions prises.
L'un de ces messieurs avouait pourtant dans un autre article:
J'ai l'obligation d'expliquer le traitement à la patiente, et la patiente a de son côté la possibilité d'exprimer son souhait, mais je ne suis pas dans l'obligation de l'appliquer.[...] Si la patiente refuse le traitement que nous proposons, nous l'aidons à trouver un autre établissement où mener sa grossesse à terme.
Alors qu'une de ces femmes réfractaires témoignait:
J'ai refusé le déclenchement au cytotec connaissant les risques. Mais on ne m’a pas laissé le choix: c'était ça ou rien. Je suis donc partie de l'hôpital pour accoucher ailleurs.
Vraiment, certaines femmes manquent singulièrement de solidarité ...

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