L’accouchement déclenché : Indications, méthodes, risques...

Informations sur l'usage du cytotec® (misoprostol) en obstétrique et sur l'accouchement déclenché en général
mamancyto
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L’accouchement déclenché : Indications, méthodes, risques...

Message par mamancyto » 11 juillet 2012, 01:06

L’accouchement déclenché : Indications, méthodes, risques, information...

Ce document est la version longue de la présentation interactive intitulée « Déclencher l’accouchement: Pourquoi ? Comment ? » disponible sur le site de Timéo et les autres.
http://timeo-asso.fr/content/index.php? ... -documents

I- LE DÉCLENCHEMENT ARTIFICIEL DU TRAVAIL, QU’EST-CE QUE C’EST ?

QUELQUES DÉFINITIONS

De la désinformation...
Sous le nom d'accouchement déclenché, on désigne un ensemble de procédés médicaux visant à faire débuter le travail et à faciliter la naissance de Bébé.

http://www.cote-famille.com/l-accouchement-declenche/l
Votre médecin vous a parlé d'un déclenchement d'accouchement et cela vous inquiète. Rassurez-vous, c'est très courant et cela arrive à de nombreuses femmes. On vous explique tout...
http://www.aufeminin.com/accouchement/d ... f7118.html

... au militantisme ...
Le déclenchement artificiel du travail consiste à forcer l’accouchement à démarrer par des techniques mécaniques ou chimiques, alors que ce n’est pas le moment (si c’était le moment, l’accouchement partirait tout seul).

http://www.infosaccouchement.org/articl ... =fr&pg=146
C’est une procédure qui vise à interrompre la grossesse de manière artificielle, sans attendre que le travail se mette en action de lui-même.
Sophie Gamelin-Lavois, Préparer son accouchement, faire un projet de naissance, Jouvence, 2009

... en passant par l’information officielle
Le déclenchement artificiel du travail se définit comme une intervention médicale destinée à induire de manière artificielle des contractions utérines qui provoquent l’effacement progressif et la dilatation du col utérin, et aboutissent à la naissance du bébé.
http://www.has-sante.fr/portail/upload/ ... ntaire.pdf


II- DÉCLENCHEMENT DE L’ACCOUCHEMENT: OU EN SOMMES-NOUS ?

Le taux d’accouchement déclenché a plus que doublé en 30 ans (de 10,4 % en 1981 on est passé à 22,7 % en 2010)
Source : Enquête nationale périnatale 2010

Le but d’un déclenchement étant de sauver des vies, on pourrait s’attendre à ce que cette augmentation des déclenchements s’accompagne d’une diminution de la mortalité maternelle et périnatale.

Or les résultats en matière de mortalité maternelle, néonatale, périnatale et infantile ne sont pas avantageux pour la France.
Le rapport de la cour des comptes 2012 sur la situation périnatale dénonce : Un constat sanitaire plus préoccupant qu'en 2006
Avec un taux global d'environ 3,8 décès avant un an pour 1000 naissances vivantes, la mortalité infantile reste stable en France alors qu'elle recule dans d'autres pays européens. Notre pays est ainsi passé du septième rang européen en 1999 au vingtième (sur 30 pays) en 2009 au classement des plus faibles taux de mortalité infantile.

Les causes habituellement invoquées pour expliquer les médiocres résultats en termes de mortalité infantile (l'augmentation de l'âge des mères, la croissance de la proportion de grossesses multiples, le nombre d'enfants nés de femmes de nationalité étrangère ou de femmes en situation de précarité) ne suffisent à en rendre complètement compte et les déterminants de cette situation préoccupante demeurent incomplètement cernés.
La moitié des décès maternels intervenus au cours de la période 2000-2006, la dernière analysée, a été considérée comme étant des décès "évitables".
Quelques chiffres sur la mortalité maternelle en France métropolitaine:
1989 : 8,5 décès pour 100 000 naissances
2002 : 9 décès pour 100 000 naissances (rapport cour des comptes)
2008 : 6,7 décès pour 100 000 naissances

Au vu de ces résultats (peu ou pas d’amélioration en matière de mortalité sur la période où les accouchements déclenchés ont été multiplié par 2), on peut se demander d’une part si réellement, 22,7 % des grossesses sont pathologiques au point de justifier un déclenchement, et d’autre part, si les déclenchements non justifiés n’ont pas d’incidence sur la mortalité maternelle et périnatale.


III- QUELLES SONT LES INDICATIONS DE DECLENCHEMENT ?

A) Déclenchements pour raisons médicales

A-1) Le dépassement de terme

C’est la 1ère cause de déclenchement : 31,9% des déclenchements (source: enquête de pratiques, 2000-2001, citée dans les recommandations HAS, argumentaire p.22)

- En 2008 la HAS (Haute Autorité de Santé) recommande :
Si la femme enceinte n’a pas accouché à 41 SA + 0 jour, il est recommandé d’instaurer une surveillance fœtale toutes les 48 heures.
- En l’absence d’accouchement, à 41 SA + 6 jours, il est recommandé de réaliser un déclenchement, éventuellement précédé d’une maturation cervicale par prostaglandines.
- Il est possible de réaliser un déclenchement à partir de 41 SA + 0 jour, à condition que le col soit favorable, et d’en avoir informé la femme enceinte et obtenu son accord.
(Recommandations professionnelles sur le Déclenchement artificiel du travail à partir de 37 semaines d’aménorrhée)


Dans l’argumentaire de ces mêmes recommandations, la HAS précise les taux de risques associés à une grossesse prolongée :
Les résultats de différentes études s’accordent pour montrer une augmentation de la mortalité et de la morbidité périnatale à partir de 42 semaines d’aménorrhée (SA), chez les femmes en bonne santé présentant par ailleurs une grossesse sans complications. Le risque de mort fœtale in utero passe de 1 pour 3 000 grossesses à 37 SA, à 3 et 6 pour 3 000 grossesses à 42 et 43 SA respectivement). La mortalité néonatale présente, elle aussi, une augmentation similaire.
Et ajoute que :
pour les femmes refusant d’être déclenchées, une surveillance anténatale rapprochée devrait être proposée deux fois par semaine à partir de 42 SA consistant en une cardiotocographie et une évaluation échographique du volume du liquide amniotique.
- En 2011, les recommandations du CNGOF(Conseil National des Gynécologues Obstétriciens) font la différence entre
« grossesse prolongée » (à partir de 41 SA+0) et « terme dépassé » (à partir de 42 SA+0).

Le CNGOF conclut :
Un déclenchement du travail entre 41+0 SA et 42+6 SA jours pour éviter les risques d’une grossesse prolongée devrait être proposé aux patientes ayant des grossesses non compliquées (NP2). L’exact moment du déclenchement dépendra principalement des caractéristiques maternelles de la patiente (NP4), mais aussi de la préférence des patientes et de l’organisation des soins des maternités, après avoir informé les patientes des risques et bénéfices d’une politique de déclenchement et d’une politique expectative (avis d’experts). La prolongation de la grossesse au-delà de 42+0 SA est possible (avis d’experts). Néanmoins, elle semble assortie d’une augmentation des risques fœtaux qui doivent être expliqués à la patiente et mis en balance avec les inconvénients potentiels d’un déclenchement (avis d’experts).
Le CNGOF reconnait aussi que :
Les données insuffisantes et le manque d’études de qualité concernant l’étude des complications secondaires au déclenchement en cas de grossesse prolongée limitent les conclusions. Ainsi, on ignore encore si la pratique du déclenchement dans le cadre particulier des grossesses prolongées ou à terme dépassé est associée ou non à une augmentation du risque de morbidités maternelles.
A-2) La rupture prématuré des membranes à terme sans mise en travail

C’est la 2ème grande cause de déclenchement (21,3% des déclenchements, source HAS argumentaire p.22)

La HAS émet les recommandations suivantes :
En cas de rupture prématurée des membranes confirmée, la conduite à tenir doit prendre en compte le risque infectieux qui augmente avec la durée de l’exposition.
Si les conditions cervicales sont favorables, un déclenchement immédiat peut être envisagé à condition d’en avoir informé la femme enceinte et obtenu son accord.
Le délai d’expectative, sauf exception, ne devrait pas excéder 48 heures.
Attention : « Rupture confirmée » des membranes ne signifie pas « fissure ».

Dautre part, la HAS cite dans son argumentaire la brochure du NICE (National Institute for Clinical Excellence. Induction of labour. London: NICE; 2001.):
Si vous êtes à plus de 37 semaines, et que vous avez perdu les eaux sans que le travail se déclenche pour autant, vous avez à choisir entre le déclenchement de votre grossesse ou l’attente d’un travail spontané. Ce dernier choix comporte un léger risque d'infection et nécessite donc une surveillance régulière de votre température (deux fois par jour), de la couleur et de l'odeur des pertes de liquide amniotique ainsi que la recherche de tout autre signe pouvant faire penser à une fièvre (frisson, rougeurs, etc.).
Si au bout de 4 jours vous n'êtes toujours pas entrée en travail, il est fortement recommandé de procéder à un déclenchement.
A-3) Diabète mal équilibré ou avec retentissement fœtal

La HAS recommande :
La conduite à tenir en cas de diabète insulinodépendant relève d’une décision pluridisciplinaire au cas par cas. Si le diabète est mal équilibré ou avec retentissement fœtal, il est recommandé de ne pas dépasser 38 SA + 6 jours.
En cas de diabète gestationnel bien équilibré et sans retentissement fœtal, il n’y pas d’argument qui justifie une conduite à tenir différente de celle d’une grossesse normale.


A-4) Pré-éclampsie

Recommandations de la HAS :
La pré-éclampsie doit conduire à provoquer la naissance de l’enfant (déclenchement ou césarienne).
La HAS donne dans son argumentaire la définition suivante :
La pré-éclampsie est définie par l’association d’une pression artérielle diastolique supérieure ou égale à 100 mmHg (survenue après 20 SA) et d’une protéinurie supérieure ou égale à 0,30 g/24 heures.
A-5) Arrêt de la croissance du fœtus (à ne pas confondre avec un retard de croissance)

Recommandations de la HAS :
L’arrêt de croissance est une situation à haut risque périnatal qui doit conduire à provoquer la naissance (déclenchement ou césarienne) après concertation avec le pédiatre de la structure.


A-6) Grossesse gémellaire

Recommandations de la HAS :
Dans les grossesses gémellaires, la mortalité périnatale est augmentée après 39 SA (grade A). Bien que les données de la littérature ne permettent pas de conclure sur l’intérêt d’un déclenchement systématique en cas de grossesse gémellaire non compliquée, il est recommandé de ne pas dépasser 39 SA + 6 jours.
Toutefois certains praticiens ne pratiquent pas de déclenchement en cas de grossesse gémellaire, car ils jugent cet acte trop dangereux dans ce cas. Il serait souhaitable que les futurs parents soient informés de l’absence de données suffisantes sur le rapport bénéfice/risque avant de prendre une décision.

A-7) Déclenchement ou césarienne ?

Lorsque la grossesse représente un risque réel pour le bébé (ou la mère, ou les deux), il peut être nécessaire de l’interrompre. Mais il faut savoir que le déclenchement sur un col immature a 30% de chances de finir en césarienne.
Dans ce cas, compte tenu de l’état de santé de la mère, et des risques liés au déclenchement, celle-ci devrait avoir la possibilité de choisir une césarienne programmée.
Dans certaines situations, il me semble que plutôt que tenter un déclenchement à risques élevés et finir en césarienne, il serait peut être plus sage d’éviter un double traumatisme au bébé et à la femme, et césariser sans tenter de déclencher au préalable. Mais ce sont des situations au cas par le cas dont la femme, le couple doivent débattre avec l’équipe médicale.

http://www.infosaccouchement.org/articl ... =fr&pg=146

La HAS précise d’ailleurs cette double option (déclenchement ou césarienne) pour les situations qui justifient vraiment un déclenchement (pré-éclampsie et arrêt de la croissance du fœtus), mais combien de femmes se voient proposer une césarienne plutôt qu’un déclenchement ?

B) Déclenchements non justifiés médicalement

(Recommandations de la HAS 2008)

• Diabète gestationnel bien équilibré sans retentissement fœtal
• Suspicion de macrosomie fœtale (gros bébé)
• Hypertension artérielle, hyper uricémie ou protéinurie isolées sans signe fonctionnel (à surveiller néanmoins)
• Retard de croissance intra-utérin
• Dépassement de terme avant 41 SA + 6 jours mais à surveiller toutes les 48h
• Convenance

Dans la pratique :
De nombreux témoignages montrent que les femmes subissent des déclenchements pour des motifs non reconnus par la HAS, tels que :
- suspicion de macrosomie
- diabète bien équilibré
- hypertension isolée, sans signes de pré-éclampsie
- retard de terme avant 41 SA + 6 jours

IV- MÉTHODES DE DÉCLENCHEMENT

A) Méthodes mécaniques pour déclencher l’accouchement

Décollement des membranes
Cette méthode consiste à introduire un doigt au niveau du col et d'y effectuer une rotation afin de décoller les membranes du segment inférieur de l'utérus.
Cette action entraine la libération de prostaglandines et génère des contractions. Ces dernières ne déclenchent pas le travail systématiquement. La répétition du décollement des membranes sur plusieurs jours permet d'améliorer son efficacité.
(source wikipedia)

La HAS recommande:
Un décollement des membranes peut être proposé quand un déclenchement sans raison médicale urgente est envisagé.
Au moment où il est proposé, la patiente doit être informée du fait que le décollement de membranes n’est pas associé à une augmentation d’infections maternelles et néonatales, mais que cette pratique ne provoque pas à chaque fois le déclenchement de l’accouchement, qu’elle peut être douloureuse et entraîner une fréquence plus grande de saignements lors des touchers vaginaux.
Il faut préciser que le décollement des membranes peut provoquer des contractions douloureuses mais totalement inefficaces (faux travail) : La femme s’épuise et souffre inutilement.

HAS argumentaire p.47 :
Plusieurs femmes chez lesquelles un décollement des membranes avait été pratiqué ont présenté des saignements et des contractions douloureuses sans débuter pour autant le travail dans les 24 heures suivant l’intervention.
Le décollement des membranes est malheureusement souvent effectué « en routine » lors de la dernière consultation, sans que la femme enceinte soit informée de cet acte. Elle trouve que le toucher vaginal effectué était « plus douloureux » que d’habitude, présente parfois des saignements, mais ne sait pas pourquoi.

Rupture artificielle des membranes

La rupture artificielle des membranes n’est pas utilisée seule pour déclencher un accouchement, mais associée de façon quasi systématique à la perfusion d’ocytocine.
Cet acte ne doit pas être effectué lorsque le bébé est trop haut car il y a alors risque de procidence du cordon.
Procidence du cordon : Descente du cordon ombilical avant le fœtus lors de l'accouchement.
CAUSES
La procidence du cordon est un accident rare mais grave, qui survient après la rupture des membranes. Elle est favorisée par un défaut d'adaptation du fœtus au bassin maternel, défaut qui crée un espace par où le cordon peut se glisser : les présentations par l'épaule et par le siège, les grossesses gémellaires, les tumeurs des voies génitales surtout, mais aussi la rupture trop précoce de la poche des eaux, l'excès de longueur du cordon et l'hydramnios (excès de liquide amniotique) peuvent être à l'origine d'une procidence du cordon et menacer la vie du fœtus.
http://www.larousse.fr/encyclopedie/med ... rdon/15533

Sonde de Foley

L’utilisation de la sonde de Foley n’est pas recommandée en routine dans le déclenchement artificiel du travail. (HAS)

B) Les méthodes médicamenteuses pour déclencher l’accouchement

Le choix du produit dépend en général de l’état du col, défini par le score de bishop :
Score de Bishop0123
Dilatation du col0 cm1 à 2 cm3 à 4 cm≥5 cm
Effacement du colLong (0 à 30%)Mi-Long (40 à 50%)Court (60 à 7O%)Effacé (≥ 80%)
Consistance du colFermeMoyenneMolle
Position du colPostérieureCentraleAntérieure
Positionnement de la tête fœtaleHaute et mobileAmorcéeFixéeEngagée
- Si le col est mûr (score de bishop > 6)
On utilise généralement une perfusion d’ocytocine de synthèse (Syntocinon), associée à la rupture de la poche des eaux

- Si le col est immature (score de bishop < 6)
On procède à une maturation du col, par prostaglandines E2 (dinoprostone)
Sous diverses formes : tampon (Propess), gel (Prépidil), ovules.
Cette maturation est suivie la plupart du temps de la perfusion d’ocytocine.

Attention : certaines maternités utilisent une prostaglandine E1, le misoprostol (ou cytotec) , sous forme de cachets par voie orale ou vaginale.
à refuser absolument !!! Pas d’AMM (autorisation de mise sur la marché) et très dangereux (contractions extrêmement violentes allant jusqu’à la rupture utérine. De plus, son effet est incontrôlable, donc en cas de problème, on crée une situation d’urgence : césarienne ou extraction instrumentale)

V) QUELS SONT LES RISQUES D’UN DECLENCHEMENT ?

Tous les produits utilisés pour déclencher l’accouchement sont des utérotoniques (ou ocytociques), c’est à dire qu’ils stimulent les contractions utérines (contractions non seulement plus fortes, mais aussi plus rapprochées).

Un accouchement déclenché provoque des contractions plus douloureuses, ainsi qu’une augmentation du nombre de césariennes et d’extractions instrumentales.
Or, la césarienne est liée à un risque de mort maternelle multiplié par un facteur proche de 3,5 (Deneux-Tharaux et coll.INVS 2006)

Le principal risque lié à l’utilisation de ces produits est l’hyperactivité utérine (contractions trop fortes, trop rapprochées, ou qui ne se relâchent pas suffisamment).
Cette hyperstimulation peut entraîner plusieurs complications :

- Souffrance fœtale par manque d’oxygène : Lors d’un accouchement normal, le fœtus est oxygéné par le placenta, qui dispose d’une réserve de sang suffisante pour fournir de l’oxygène pendant 2 minutes. Au moment de la contraction, le cordon ombilical est compressé, le sang ne parvient pas au fœtus, mais celui-ci est oxygéné par la réserve du placenta. Lorsque la contraction se relâche, le sang afflue à nouveau par le cordon ombilical, et la réserve de sang du placenta est reconstituée.
Si les contractions deviennent trop rapprochées, ou ne se relâchent pas suffisamment, cette oxygénation du fœtus est compromise, ce qui se traduit rapidement par des anomalies du RCF (rythme cardiaque fœtal). Il faut alors parfois procéder à une césarienne ou à une extraction instrumentale pour sauver le bébé.

- Rupture utérine : accident rare, mais qui peut survenir en cas d’hyperstimulation utérine (les contractions sont tellement fortes que l’utérus se déchire).
C’est une situation d’extrême urgence. Il faut extraire le bébé très vite car, n’étant plus oxygéné, il risque de mourir.

- Hémorragie du post-partum : l’utérus, trop sollicité, ne se rétracte plus. C’est l’atonie utérine, principale cause d’hémorragie.
Un récent rapport de l’INSERM met en évidence le lien entre l’utilisation d’ocytocine pendant l’accouchement et l’hémorragie du post-partum (risque d’hémorragie multiplié par 1,8 à 5,7 en cas de fortes doses)

- Embolie amniotique (souvent mortelle), très rare*, mais risque multiplié par 2 en cas de déclenchement.
http://www.thelancet.com/journals/lance ... 4/abstract

- Handicap du bébé ou de la mère : très rare*

- Décès du bébé ou de la mère : très rare*

* Les risques d’accidents rares ou très rares ne sont pas à négliger, et doivent être pris en compte dans la décision de déclenchement.
Si la poursuite de la grossesse représente un danger avéré pour le bébé (ou la maman), on peut considérer que le risque de poursuivre la grossesse est supérieur à celui d’un déclenchement ou d’une césarienne programmée. Il en va tout autrement des situations où un déclenchement n’est pas justifié médicalement.
Exemple d'accident très rare : L'embolie amniotique se produit 1 fois sur 20 000 accouchements, soit environ 40 cas par an en France. C'est la 2ème cause de décès maternel (12,3 % des décès maternels, soit à peu près 8 femmes qui meurent chaque année en France de cette pathologie.)
http://www.invs.sante.fr/publications/2 ... rnelle.pdf

Que peut-on faire en cas d’hyperstimulation ?

• Ocytocine : Diminuer ou arrêter le débit de la perfusion
• Propess, Cervidil (PGE2) : Retirer le dispositif (tampon)
• Gel (Prépidil) : Apparemment il serait possible d’essuyer le gel restant dans le vagin.
Cytotec (= misoprostol = PGE1) : Aucun moyen de stopper ses effets (à cause de sa demie vie très longue). Une hyperstimulation utérine sous cytotec aboutit le plus souvent à une césarienne en urgence ou à une extraction instrumentale (forceps, ventouses).
• Dans tous les cas, on peut administrer un tocolytique qui diminue momentanément l’intensité des contractions


Conclusion :

Les risques inhérents au déclenchement sont surtout liés
- à l’état du col (plus le col est immature, plus le déclenchement est risqué car on va administrer plus de produits)
- au dosage utilisé et à l’association prostaglandines/ocytocine (importance de respecter les recommandations)
- à une surveillance inadaptée : compte-tenu des risques, tout signe d’hyperstimulation doit être identifié AVANT qu’un accident ne se produise.

Il n’y a pas 2 déclenchements identiques, certains se passent sans problème, et laissent même un bon souvenir aux mamans, d’autres se terminent dans l’urgence ou de façon dramatique.


VI) L’ACCÉLÉRATION DU TRAVAIL : UN DÉCLENCHEMENT MASQUÉ

L’enquête périnatale 2010 montre que des ocytociques sont utilisés dans 58% des accouchements non déclenchés.

C’est à dire que lorsqu’une femme accouche spontanément, on lui administre dans 58% des cas une perfusion d’ocytocine dans le but d’accélérer les contractions... avec tous les risques que cela comporte ! (et dans de nombreux cas, sans prendre la peine de l’en informer)
Cet acte est souvent associé à la rupture artificielle des membranes
Plus de la moitié des femmes ont eu une rupture artificielle de la poche des eaux et des ocytociques pendant le travail.
http://www.drees.sante.gouv.fr/IMG/pdf/ ... pdf%20p.30

Or, d’après l’OMS :
Le déclenchement artificiel du travail et la stimulation de l’activité utérine répondent à des indications différentes mais leur réalisation est identique.
• Déclenchement artificiel du travail : stimulation de l’utérus destinée à provoquer le travail.
• Stimulation de l’activité utérine : stimulation de l’utérus au cours du travail ayant pour but d’accroître la fréquence, la durée et l’intensité des contractions.
Étant donné les risques d’hémorragie du post-partum liés à l’utilisation de l’ocytocine de synthèse (risques prouvés récemment par l’étude INSERM HPP/ocytocine), il serait plus que souhaitable que la communauté médicale réagisse et repense les protocoles. Nous attendons avec impatience que des recommandations professionnelles mettent un frein à la pratique très courante de « l’accélération du travail » lors des accouchements spontanés.

VII) QUELLE INFORMATION DOIT ETRE FOURNIE ?

La HAS précise que la future maman doit recevoir une information sur :
- ce qu’est un déclenchement
- le motif du déclenchement
- le déroulement d’un déclenchement et les différentes méthodes
- les inconvénients
- les risques
Elle prévoit même une fiche d’information à fournir à la patiente, en complément de l’information reçue oralement.


Extrait de l’argumentaire des Recommandations de la HAS :
Une des priorités de la prise en charge d’une patiente pendant la grossesse est de lui donner la possibilité de faire des choix éclairés par rapport aux soins et traitements qu’on lui propose. Pour cela, elle doit accéder à l’information lui permettant de prendre une décision vis-à-vis des soins la concernant. À l’information orale doivent s’ajouter des documents faciles à emporter et capables de fournir une information précise et compréhensible.»
Dans la pratique : très peu de futurs parents reçoivent une information « claire et loyale » sur le déclenchement.

Les premiers résultats de l’enquête réalisée par le CIANE (Collectif Interassociatif Autour de la NaissancE) en 2012 montrent que :
Un tiers des femmes qui ont déclenchées disent ne pas avoir reçu d’information sur le déclenchement, les raisons justifiant d’y recourir, les conditions recommandées pour le pratiquer ; 35% d’entre elles disent ne pas avoir été sollicitées pour donner leur consentement. [...] En ce qui concerne l’accélération du travail, une analyse rigoureuse des données permet de penser que l’administration d’ocytocine se fait à l’insu des femmes dans près d’un tiers des accouchements non déclenchés.
L’absence d’information donnée par les praticiens n’est pas le seul problème. La femme enceinte aura énormément de mal à trouver une information complète sur le déclenchement dans la littérature « spécialisée ». Les articles que l’on peut trouver sur certains sites « informatifs » ne font souvent que reprendre le discours paternaliste et faussement rassurant des soignants.

Quelques exemples de désinformation :

- A propos des prostaglandines :
Autrefois utilisées par voie veineuse, elles sont aujourd'hui disponibles sous formes de gels (différentes formes pour une utilisation dans le col ou dans le vagin) ou de comprimés mis en place dans le vagin.

http://www.doctissimo.fr/html/sante/fem ... chemt_.htm
→ on n’explique pas que le « comprimé dans le vagin » est du cytotec, méthode non autorisée et extrêmement dangereuse.

- A propos du vécu de l’accouchement :
il faut se dire que ce qui compte c’est que l’accouchement se passe bien et que le bébé et la maman soient en bonne santé.
http://www.etreenceinte.com/mon-mag/art ... -declenche
→ Ou comment conditionner la femme pour qu’elle accepte à l’avance tous les actes possibles et imaginables « pour le bien de son bébé ».

- Sur les « bénéfices » du déclenchement :
Un accouchement déclenché permet une surveillance de bout en bout de la naissance. C’est très rassurant pour la maman qui est totalement prise en charge
http://www.aufeminin.com/accouchement/d ... f7118.html
→ Ou comment infantiliser la future maman !
→ Ils oublient de préciser que cette surveillance « de bout en bout » est rendue nécessaire à cause des risques d’hyperstimulation liés au déclenchement.

A côté de ces articles rose bonbon, les résultats de l’enquête du CIANE apportent un tout autre regard sur le déclenchement :
«
Le déclenchement est associé à une détérioration sensible dans l’appréciation portée sur l’accouchement, puisque 36% des femmes ayant eu un déclenchement ont mal ou très mal vécu celui-ci sur le plan psychologique (contre 21% n’ayant pas eu de déclenchement), et 33% l’ont mal ou très mal vécu sur le plan physique (contre 19% n’ayant pas eu de déclenchement).
VIII) COMMENT GARDER LE CONTROLE DE MON ACCOUCHEMENT ?

- Bien choisir sa maternité

Pas toujours facile, mais il faudrait se renseigner dès le début de la grossesse:
La maternité accepte-t-elle les projets de naissance ?
Quel est le protocole en cas de déclenchement ?
Quel est le taux d'accouchements "accélérés" par une perfusion d'ocytocine ?
Quel est le taux d'épisiotomie ?
La maternité propose-t-elle des séances d'acupuncture ou d'ostéopathie aux femmes qui le souhaitent ?

- Bien s’informer et se préparer

Cela nécessite beaucoup de temps et d’investissement.
Nous ne pouvons pas aller accoucher en pensant « ils savent mieux que moi, je les laisse décider ».
Beaucoup de décisions sont le fruit de protocoles hospitaliers variables d’une maternité à l’autre, parfois d’une sage-femme à l’autre.

Devons-nous subir un déclenchement sous prétexte que dans telle maternité on déclenche à 41SA + 3 jours, alors qu’un autre établissement attendra 1semaine de plus ?

En cas de déclenchement médicalement justifié, le fait de comprendre pourquoi et comment on vous déclenche vous permettra de mieux accepter cette intervention, tout en restant vigilante quant aux actes effectués.
Rien ne vous interdit de vérifier quelle dose on vous administre, de quel produit, sous quelle surveillance, ni de demander le protocole de votre maternité.
En cas de déclenchement sur col immature nécessitant l’administration de prostaglandines, il faudra bien vérifier quelle prostaglandine est utilisée (refuser absolument le cytotec) et selon quel protocole. Le délai à respecter avant une éventuelle seconde dose ou une perfusion d’ocytocine est extrêmement important.

Certaines maternités proposent des séances d’acupuncture ou d’ostéopathie. Avec ou sans déclenchement, ces méthodes ne sont pas à négliger car elles peuvent aider à la préparation du col et permettre une meilleure progression du travail.

Enfin, dans certains cas, on peut se demander si une césarienne programmée ne serait pas préférable à un déclenchement hasardeux (col défavorable, état de santé de la mère préoccupant). Le choix doit appartenir à la femme enceinte, après évaluation des risques.

- Etre bien accompagnée

De nos jours, la femme enceinte est soumise à un suivi médical très rigoureux, mais ne trouve pas toujours le soutien ni l’information dont elle a besoin.
Pour combler ce manque, vous pouvez vous diriger vers des associations, des sites Internet, des forums, faire appel à une doula qui vous accompagnera dans votre préparation à la naissance ou à une sage-femme libérale (nombreux liens sur http://portail.naissance.asso.fr).

Etre accompagnée d’une personne de son choix lors de l’accouchement (conjoint, parent, amie) est aussi un plus.

- Construire un projet de naissance

Les cours de préparation à la naissance sont une étape importante, encore faut-il que l’on vous encourage à faire vos propres choix, et non à subir les protocoles des maternités.

L’élaboration d’un projet de naissance peut vous aider à formuler vos souhaits et permet d’ouvrir le dialogue avec les professionnels de santé.
Cela permet aussi d’éviter que certains actes soient réalisés sans votre consentement (ex : perfusion d’ocytocine pour accélérer l’accouchement)


En tout état de cause, C'EST A VOUS DE DÉCIDER (après avoir reçu une information « claire et loyale »).

J'espère que ce "petit" document récapitulatif sera utile à quelques-unes.
Bien entendu, il est loin d'être complet. Je n'ai évoqué que les indications de déclenchement figurant aux recommandations de la HAS mais il existe d'autre cas dont je n'ai pas parlé par manque d'informations.

N'hésitez-pas à compléter ce texte et à nous faire part de vos remarques et de vos expériences.

Anne L.

papacyto
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Re: L’accouchement déclenché : Indications, méthodes, risque

Message par papacyto » 11 juillet 2012, 21:40

La présentation interactive en question :

Présentation interactive réalisée à l'occasion du Salon Bébé Nature à Paris Expo du 15 au 17 juin 2012 par l'association "Timéo et les Autres" :

Déclencher l'accouchement - Pourquoi ? Comment ?
Déclencher l'accouchement
Pourquoi ?
Comment ?
Mortalité maternelle en France : 60 à 80 femmes chaque année
Mortalité infantile en France : 3,8 décès avant un an pour 1000 naissances vivantes
Situation périnatale de la France
Le rapport de la cour des comptes 2012 dénonce
Un constat sanitaire plus préoccupant qu'en 2006
Le déclenchement de l'accouchement a comme objectif de limiter les risques
23% des grossesses sont-elles pathologiques au point de justifier un déclenchement ?
QUELLES SONT LES INDICATIONS DE DÉCLENCHEMENT ?
QUELS SONT LES MOYENS UTILISÉS POUR DÉCLENCHER L’ACCOUCHEMENT ?
QUELS SONT LES RISQUES D’UN DÉCLENCHEMENT ?
Pré-éclampsie
Arrêt de la croissance du fœtus
       (à ne pas confondre avec un retard de croissance)
Diabète mal équilibré ou avec retentissement fœtal
Rupture prématurée des membranes à terme
       (si pas de mise en travail sous 48h)
Dépassement de terme (41 SA + 6 jours)
Grossesses gémellaires (39 SA + 6 jours)
Indications pour raisons médicales
Indications non justifiées médicalement
Diabète gestationnel bien équilibré sans retentissement fœtal
Suspicion de macrosomie fœtale (gros bébé)
Hypertension artérielle, hyperuricémie ou protéinurie isolées sans signe fonctionnel (à surveiller néanmoins)
Retard de croissance intra-utérin (sans arrêt de croissance)
Dépassement de terme avant 41 SA + 6 jours mais à surveiller toutes les 48h après 41 SA
Convenance
Recommandations de la HAS 2008
Le dépassement de terme en France
Le CNGOF* conseille en 2011 de proposer [et non imposer] un déclenchement entre 41+0 SA et 42+6 SA en insistant sur l’importance du choix de la mère et de l’information qui doit lui être fournie.
*CNGOF : Conseil National des Gynécologues Obstétriciens
Taux des déclenchements en France entre 1980 et 2010 : 10% à 23%
Pourquoi le bénéfice de cette augmentation des déclenchements n'apparait-il pas dans les statistiques ?
Classement des plus faibles taux européens de mortalité infantile : Entre 1999 et 2009, sur 30 pays européens, La France est passée du 7ème rang au 20ème rang
Aucune région géographique ne devrait enregistrer des taux de déclenchement artificiel du travail supérieurs à 10%
Les déclenchements non justifiés ne seraient-ils pas un facteur de risque ?
73% des décès par hémorragie sont jugés évitables
L'hémorragie du Post Partum (HPP) : Première cause de mortalité (seul pays dans ce cas en Europe)
Il rappelle : « aucune étude n’a encore démontré le bénéfice du déclenchement systématique en cas de grossesse prolongée ».
Les produits pour déclencher
Sur col mûr (Bishop >6)
Sur col immature (Bishop <6)
Perfusion d'ocytocine (Syntocinon)
Dinoprostone (PGE-2)
Gel, tampon, bandelettes, gélules
Misoprostol (PGE-1) - Cachet
Les moyens mécaniques pour déclencher
Sonde de Foley : non recommandée par la HAS, peu utilisée en France
Décollement de membranes
ne provoque pas toujours le déclenchement de l’accouchement
peut être douloureux
souvent pratiqué à l’insu de la femme, à l’occasion d’un examen
Rupture des membranes : souvent réalisée en association avec la perfusion d’ocytocine
risques de procidence (descente du cordon dans le col) si la position du bébé n’est pas favorable (bébé trop haut)
Les risques encourus lors des déclenchements
Contractions plus douloureuses
Souffrance fœtale aiguë (= situation d’urgence)
Hémorragie de la délivrance
Rupture utérine (très rare)
Handicap du bébé par manque d'oxygène (très rare)
Embolie amniotique (très rare)
Décès de la mère ou de l'enfant (très rare)
Augmentation du nombre de césariennes (2,5 fois plus), d’extractions instrumentales (+50%) et d‘épisiotomies (+30%)
Hyperstimulation utérine pouvant entraîner :
Que peut-on faire en cas d'hyperstimulation ?
Ocytocine : Diminuer ou arrêter le débit de la perfusion
Propess, Cervidil (PGE-2) : Retirer le dispositif (tampon)
Cytotec (PGE-1) : Aucun moyen de stopper ses effets, aboutit le plus souvent à une césarienne en urgence ou à une extraction instrumentale (forceps, ventouses).
Dans tous les cas, administration d’un tocolytique qui diminue momentanément l’intensité des contractions.
Retrouvez-nous sur Internet
http://timeo-asso.fr
http://bebecyto.org
Twitter : @bebecyto
Quelle information doit-on me donner ?
Code de déontologie médicale :
Nouvelle Loi 2011 sur le médicament :
Le médecin doit à la personne qu'il examine, qu'il soigne ou qu'il conseille, une information loyale, claire et appropriée sur son état, les investigations et les soins qu'il lui propose
Avant d'accepter un déclenchement
Exiger une information complète sur :
Le motif du déclenchement
Les méthodes employées
Le protocole de la maternité
Le rapport bénéfice / risque
La décision de déclencher doit être prise par les futurs parents après l'obtention d'une information claire et loyale
Comment garder le contrôle de mon accouchement ?
séances de préparation, lectures, forums, sites d’associations
http://www.doulas.info
Bien s'informer et se préparer
http://www.projetdenaissance.com
Construire un projet de naissance
Être bien accompagné
Faire appel à une Doula
Faire appel à une accompagnante périnatale
Faire appel à une personne de son choix
http://portail.naissance.asso.fr
Pour certains, l’accouchement déclenché, c’est :
Déclenchement : Un ensemble de procédés médicaux visant à faire débuter le travail et à faciliter la naissance de Bébé
Pour d'autres, l’accouchement déclenché, c'est :
Déclenchement : Forcer l’accouchement à démarrer par des techniques mécaniques ou chimiques, alors que ce n’est pas le moment
Fiche d'information indiquant :
définition du déclenchement
motif
déroulement
inconvénients
risques
Pas d'AMM : Le prescripteur d'un médicament hors AMM doit faire la preuve qu'il a informé le patient [...] de l'absence d'alternative médicamenteuse ainsi que des risques, contraintes et bénéfices susceptibles d'être apportés par le médicament prescrit
L'accélération du travail : un déclenchement masqué
Le déclenchement artificiel du travail et la stimulation de l’activité utérine répondent à des indications différentes mais leur réalisation est identique. OMS
Des ocytociques sont utilisés dans 58% des accouchements spontanés pour stimuler les contractions
INSERM : L’ocytocine pendant l’accouchement est un facteur de risque indépendant d’hémorragie grave
Stimulation de l’activité utérine : stimulation de l’utérus au cours du travail ayant pour but d’accroître la fréquence, la durée et l’intensité des contractions
Déclenchement artificiel du travail : stimulation de l’utérus destinée à provoquer le travail
Une administration d’ocytocine en partie à l’insu des femmes
Enquête périnatale 2012
CIANE
Permet d'ouvrir le dialogue avec les professionnels de santé

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