Une femme enceinte perd son bébé à cause d'une erreur

Informations sur l'usage du cytotec® (misoprostol) en obstétrique et sur l'accouchement déclenché en général
mamancyto
Administrateur
Messages : 120
Inscription : 24 octobre 2011, 21:47

Une femme enceinte perd son bébé à cause d'une erreur

Message par mamancyto » 09 novembre 2011, 02:13

Excellent article paru sur le site santéblog à propos d'un "accident" qui a eu lieu en mai 2011:

http://blog.santelog.com/2011/05/15/en- ... -medicale/

Je résume, mais il faut lire l'article dans son entier:

Une femme enceinte de 4 mois, Zara, se rend à la maternité de Lille pour un cerclage du col de l'utérus (pour éviter un accouchement prématuré).

Dans la chambre d'à côté, une autre dame attend qu'on lui administre du cytotec dans le cadre d'une interruption de grossesse (IMG?)

L'étudiante sage-femme se trompe de chambre et administre le cytotec à Zara (par voie vaginale), en lui disant que c'est pour "ramollir le col". Celle-ci ne se méfie pas, pense que ça fait partie du traitement.
« Erreur irréparable »: L'erreur est découverte au bloc vers midi. Zara est endormie et, en débutant l'opération, les médecins constatent la présence des comprimés. Ils procèdent à leur retrait mais il est trop tard, la fausse couche se déclenche: « On n'a rien pu faire », explique le Dr Houze de l'Aulnoit, chef du service de gynécologie-obstétrique de Saint-Vincent.


Un détail: La demi-vie du misoprostol (molécule du cytotec) est de 90 minutes, donc même si on retire les cachets, le produit continue à agir et rien ne peut stopper ses effets.

Conclusion de l'article:
Dans ce cas, il s'agit ici d'un dysfonctionnement de service pour plusieurs raisons:

· Ici l'infirmière délègue à l'étudiante Sage-Femme qui est en stage de soins infirmiers dans le service de chirurgie gynécologique, la distribution d'un médicament. L'étudiante Sage-Femme est accusée de ne pas avoir vérifié l'identité de la patiente à qui elle remettait un traitement.

· S'il s'agissait d'un traitement médicamenteux classique (antibiotiques, antalgiques etc…) ce serait vrai.

· Ici avec le Cytotec jamais l'infirmière ne devrait accepter de réaliser un acte médical hors de son champ de compétence, et encore moins de le déléguer à une étudiante en stage. L'infirmière pense qu'elle donne un simple traitement, ce qui est faux. C'est le médecin prescripteur qui manque à son rôle de professionnel médical en ne réalisant pas lui-même l'acte médical qui est de sa compétence. De plus le médecin délègue à l'infirmière sans l'informer qu'il s'agit d'un acte médical hors de la compétence de l'infirmière, soumis à des précautions particulières s'agissant d'un abortif, utilisé hors AMM.


Parmi les femmes déclenchées au cytotec, qui a vu un médecin lors de la pose du comprimé?

Répondre